Sous la conduite du Premier Ministre, SEM SAMA LUKONDE, les membres du Gouvernement et les bailleurs de fonds ont froidement examiné les défis liés à l’exécution des projets et des points de blocage à l’accélération de la mise en œuvre des projets à financement extérieur.
C’était au cours d’une réunion de concertation organisée par le Ministère des Finances, le lundi 25 septembre 2023, à l’immeuble du Gouvernement. Cette importante séance de travail a permis de tirer les leçons apprises de l’expérience passée et fixer un plan d’actions qui va être partagé entre toutes les parties prenantes, afin d’optimiser la qualité des différents portefeuilles et améliorer les livrables des projets et programmes.
Ce plan d’actions coulé en feuille de route déploie des actions spécifiques et mesurables destinées à adresser les défis tels que : (i) l’asymétrie de l’information sur l’exécution des projets entre les membres du Gouvernement et les bailleurs, (ii) la faible adéquation des projets aux priorités structurelles du pays ; (iii) le conflit de rôles et responsabilités des acteurs, (iv) le retard dans le traitement des dossiers relatifs aux projets, (v) les faibles capacités institutionnelles et humaines des projets, (vi) la lenteur constatée au démarrage des projets et (vii) la rigidité des procédures des bailleurs au regard des particularités de la RDC.
Financer autrement les projets
Dans son mot de circonstance, le Chef du Gouvernement a appelé les partenaires techniques et financiers de la RDC à mettre sur pied des modèles innovants dans les financements des projets en vue de concilier « Croissance, financement et impact réel dans le vécu quotidien du peuple congolais ».
A cet effet, SAMA LUKONDE a rappelé l’engagement pris par le Président de la République, lors de son premier discours sur l’état de la Nation, le 13 décembre 2019, celui d’accélérer plusieurs projets de développement en faveur des populations congolaises, notamment ceux des projets financés par les bailleurs extérieurs, avant de donner quelques orientations sur les priorités nationales essentielles.
« L’atteinte des résultats de développement des projets est tributaire d’une gestion efficace et efficiente des financements extérieurs. Ce qui implique la responsabilité partagée entre le gouvernement et les partenaires financiers, d’une part, le gouvernement et ses démembrements, d’autre part », a-t-il insisté. Pour le Premier Ministre, ces derniers ont un rôle majeur à jouer dans la mise en œuvre des projets alignés par la politique du gouvernement dans leurs secteurs. « C’est dans cette optique d’accroître la croissance et promouvoir le développement durable nécessaire à l’amélioration de la qualité du cadre de vie de la population, à l’accès aux services sociaux de base, que son gouvernement s’est doté d’un cadre rénové pour une gestion efficace des projets d’investissement public ».
Clarifier les rôles et responsabilités
Le Chef du Gouvernement est également revenu sur les attributions des ministères telles que fixées par l’ordonnance n°22/003 du 07 janvier 2022, soulignant ainsi que le ministère du Plan s’assure, entre autres, que les objectifs poursuivis par les projets sont alignés aux priorités de développement national énoncées dans le cadre programmatique national fédérateur et unique de référence. Il assure aussi la planification et la programmation des projets d’investissement public en collaboration avec les ministères ayant le budget et les finances dans leurs attributions. Le ministère des Finances, lui, est responsable de la mobilisation et la gestion des ressources publiques et de l’aide extérieure servant à financer les projets d’investissement public. Il gère les relations en matière financière en cours, notamment entre le pays et les organismes de coopération bi et multilatérale.
« Dans le contexte préélectoral où nous sommes, ce cadre devrait constituer un repère pour une meilleure gouvernance des projets et programmes particulièrement, ceux de financement extérieur. J’ai tenu ici à rappeler ce cadre, ensuite, définir les rôles, et donner les responsabilités. L’un des défis majeurs reste le niveau de décaissement. Car, il faudra concilier croissance, financement, et impact réel de nos projets dans la vie quotidienne de nos populations » a conclu le Premier Ministre.
Il convient de rappeler le rôle combien crucial que joue la Cellule de Suivi des Projets et Programmes « CSPP » dans le suivi de proximité des performances dans l’exécution des projets et programmes mis en œuvre par les agences d’exécution.
Créée par arrêté ministériel n° 012/CAB/MIN/FINANCES/2023 du 15 mai 2023 modifiant et complétant l’arrêté ministériel n°069/CAB/MIN/FINANCES/2011, la CSPP assure le suivi des décaissements; identifie les principales contraintes handicapant la bonne marche des projets et programmes et propose des solutions idoines.
Communication CSPP