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Réduire les défis structurants du portefeuille de la Banque mondiale en RDC

  • mardi 24 mars 2026
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  • 2 minutes et 25 secondes
Réduire les défis structurants du portefeuille de la Banque mondiale en RDC

Son Excellence Madame la Vice-Ministre des Finances et le Directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la République démocratique du Congo (RDC) ont réaffirmé leur engagement commun à soutenir les ambitions du Gouvernement congolais visant notamment à améliorer l’efficacité des services publics et à élargir l’accès des populations aux services de base.

Dans ce cadre, une table ronde réunissant les principales parties prenantes impliquées dans la mise en œuvre des projets et programmes financés par la Banque mondiale s’est tenue le 17 février dernier à l’Hôtel du Fleuve à Kinshasa.

Cette rencontre a permis d’aboutir à la signature d’une convention fixant les grandes orientations stratégiques du portefeuille des projets et programmes du Gouvernement financés par la Banque mondiale en RDC, ainsi que les actions prioritaires destinées à améliorer sa performance.

 

Les échanges ont permis d’identifier plusieurs défis structurants qui continuent d’affecter la mise en œuvre des projets, notamment :

  • La complexité croissante de certains projets, qui dépasse parfois les capacités organisationnelles des Unités de Gestion de Projets (UGP) et les arrangements institutionnels traditionnels ;
  • Les délais relativement longs dans le traitement des demandes d’avis de non-objection ;
  • L’insuffisance de personnel qualifié au sein des UGP ;
  • Les contraintes sécuritaires persistantes dans certaines zones, notamment dans l’Est du pays ;
  • Ainsi que la contreperformance observée de certaines agences des Nations Unies dans la mise en œuvre d’activités.

Afin de répondre à ces défis, plusieurs approches stratégiques et innovantes ont été retenues, parmi lesquelles :

  • Améliorer la qualité de la préparation des projets afin de lancer les appels d’offres dès leur entrée en vigueur ;
  • Impliquer davantage le Gouvernement en amont dans la validation des accords de cofinancement ;
  • Organiser régulièrement des ateliers de redevabilité afin de clarifier les rôles et responsabilités des différentes parties prenantes ;
  • Intégrer systématiquement l’analyse des risques sécuritaires et les plans de contingence dès la phase de conception des projets ;
  • Adapter les modalités contractuelles avec les agences onusiennes, en privilégiant des approches basées sur les résultats et en favorisant le recours aux ONG et PME locales.

Son Excellence Madame la Vice-Ministre des Finances et le Directeur des Opérations de la Banque mondiale ont clôturé la table ronde par la validation d’un plan d’action opérationnel destiné à concrétiser ces orientations stratégiques. Cette feuille de route devrait contribuer à améliorer significativement la performance du portefeuille et à garantir que les projets et programmes soutenus par la Banque mondiale produisent des résultats tangibles et durables, avec un impact positif sur le développement du pays.